13 juillet 2011

La douleur d'aimer, critique de livre

 

Le livre : La douleur d’aimer, de M.Larbi Bennacer, éditions Persée, 291 pages, 19 €

Le pitch : Le long et douloureux parcours d’une jeune algérienne dont est tombé amoureux un appelé français pendant la guerre d’Algérie. Nous suivons les nombreuses péripéties de son histoire de son village jusqu’à Paris où elle va immigrer par amour, sans pour autant rencontrer le bonheur auquel elle était en droit de s’attendre.

Cette critique a été rédigée par Porte-plume 2A, auteur du blog http://porteplume2a.canalblog.com/ que nous vous invitons à découvrir.

Nous entrons tout d’abord de plain-pied dans la vie d’Alain, jeune appelé pour faire son service militaire sur le sol algérien au moment des évènements de triste mémoire à la fin des années cinquante. Rien ne le prédispose au départ à s’éprendre de la jolie villageoise qu’il prend sous sa protection au cours d’une mission militaire, dont il ne comprend d’ailleurs pas tous les tenants et aboutissants. Mais il s’attache pourtant de plus en plus à Rym, et la tire de plusieurs mauvais pas, au grand dam de ses confrères qui désapprouvent cet amour hors normes.

Le roman raconte par le menu les obstacles qui s’accumulent entre les deux jeunes gens, leurs tentatives pour les surmonter ou les contourner, mais il décrit aussi l’atmosphère de cette époque à cet endroit en plein bouleversement, essayant de nous faire comprendre le point de vue de chacun, avec une assez belle objectivité. Malgré certaines maladresses de vocabulaire, l’auteur parvient à nous emmener dans les univers si différents de chacun des protagonistes. On peut regretter toutefois que le récit soit parfois trop linéaire, avec une accumulation de détails qui nuisent partiellement à l’intensité de l’intrigue.

Nous assistons peu à peu, compatissants mais résignés, à l’accomplissement du destin de Rym, ayant deviné assez vite qu’elle va vivre des moments cruels et aller de Charybde en Scylla, sans pouvoir lutter avec des armes qu’elle ne possède pas. Si elle ne finit pas broyée par une destinée impitoyable, c’est seulement grâce à un hasard pour une fois plus clément, qui ne peut hélas rattraper la souffrance des années perdues.

Si cette histoire  a été réellement vécue, nous ne pouvons que nous indigner devant tant d’injustice, et rendre hommage à celui qui permet qu’elle soit lue. Sinon, sa narration relève d’un pessimisme plutôt sombre, qui ne nous rassure pas sur les qualités de l’âme humaine telle qu’elle est décrite ici, avec un réalisme assez noir.

Et s’il fallait mettre une note ce serait 3/5.

Cette critique sera publiée sur le site des agents littéraires : http://www.les-agents-litteraires.fr/

 

 

Posté par porteplume à 15:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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